Son nom de Venise dans Calcutta désert


L’histoire d’Anne-Marie Stretter, femme de l’ambassadeur de France aux Indes nous est à nouveau racontée, mais en  nous faisant parcourir les ruines du palais Rothschild, comme pour signifier le suicide d’Anne-Marie Stretter, l’éphémère et compléter, achever India Song.          
 « […] Sans India Song, je ne l’aurais pas fait. Mais l’innovation est plus importante, quand même, dans ce projet de Son nom de Venise. J’ai fait Son nom de Venise à partir d’un son identique. Ça n’avait jamais été fait dans l’histoire du cinéma. Et, au départ, personne ne comprenait ça. Que je me sois servie d’un son existant. Pour faire une image nouvelle. […] Une fois fini India Song, ça a commencé très très vite. J’avais le sentiment qu’India Song n’était pas tout à fait achevé. Que quelque chose manquait à India Song pour que le film soit ce qu’il est. Et je crois que ce qui manquait à India Song ressemble très fortement à Son nom de Venise dans Calcutta désert… »     
Marguerite Duras, entretien avec Dominique Noguez, 1983