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De Ligne en ligne n°10 - Janvier à avril 2013

D’ailleurs, l’exil, volontaire ou involon- confondre, jusqu’à annuler leur apparente 2005) À lire * suite du dossierMetropolis de Fritz Lang, 1927 à Los Angeles ou, bien sûr, à Paris, le Polonais Ces deux dimensions, réaliste et fantas- Polanski, éternel expatrié, a transporté son fan- tique, documentaire et fictionnelle, on ne tasme venu tout droit de la Mittel Europa et peut se contenter de les opposer. Il faut au des miasmes des ghettos de Varsovie et contraire comprendre qu’elles doivent s’en- Cracovie. trelacer, se nourrir l’une à l’autre, jusqu’à se taire, produit presque toujours ce dépaysement, antinomie. Ce que de très grands documen- La Ville au cinéma, ce déplacement imaginaire dans la perception taristes, qui furent également de puissants encyclopédie sous de la ville. Il suffit de penser au Londres essayistes, comme Johan Van der Keuken la direction de Thierry filmé par Antonioni ou par Jerzy Skolimowski ou Chris Marker n’ont jamais oublié. C’est là, Jousse et Thierry Paquot dans Blow-up ou Deep End ou au Paris de entre visible et invisible, que la ville se révèle (éd. Cahiers du Cinéma, Bertolucci dans Le Dernier Tango, voire à pleinement et définitivement au cinéma. celui de Joseph Losey dans Monsieur Klein, cote: 791.041 JOU pour comprendre que la ville de l’exil est Thierry Jousse, toujours une ville fantôme, une doublure réalisateur étrangement décalée de la ville réelle.


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