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Brève

10 % des jeunes docteurs ne trouvent pas d’emploi

Les titulaires d'un doctorat n'accèdent à leur premier CDI qu'à 34 ans en moyenne et 10 % d'entre eux sont encore au chômage trois ans après la fin de leurs études. Des événements comme « Ma thèse en cinq minutes », organisé par la Bpi en octobre 2019, améliorent la visibilité des jeunes chercheurs et valorisent leurs compétences. 
Un doctorat suppose des années de travail et l’acquisition de connaissances avancées. On conçoit donc mal que l’insertion professionnelle pose problème une fois le diplôme obtenu. Pourtant, trois ans après avoir reçu le plus haut diplôme délivré par l’État, 45 % des docteurs sont encore en contrat à durée déterminée et 10 % d'entre eux sont au chômage. « À titre de comparaison, le taux de chômage est moins élevé (...) parmi les sortants d’écoles d’ingénieurs (8 %) et de commerce (9 %) », relève une note de 2017 du Ministère de l'enseignement supérieur. Ces chiffres masquent également des disparités entre les disciplines : les docteurs en mathématiques, économie ou droit, trouveront plus facilement un emploi que ceux qui ont étudié l'agronomie ou l'histoire.

Quant à ceux qui espèrent un poste stable dans la recherche publique, ils sont 55 % à enchaîner contrats courts et périodes de chômage pendant plusieurs années. En effet, les postes se raréfient dans les universités. Elles recrutent quatre fois moins de professeurs qu’il y a dix ans, alors même que le nombre de titulaires d’un doctorat est en augmentation constante...   
Homme de dos, micro à la main, parle à des étudiants
Photo by Miguel Henriques on Unsplash - CC 0
Des manifestations comme  « Ma thèse en 180 secondes » (concours international organisé dans les universités francophones) ou  « Ma thèse en cinq minutes », apportent donc aux doctorants et aux jeunes docteurs une reconnaissance méritée. Mais elles prouvent aussi qu’en plus d’être experts de leur domaine, les jeunes chercheurs développent au fil de leur parcours universitaire des compétences qui seront fort utiles dans le monde professionnel. 
Car résumer en trois ou cinq minutes les quelques centaines de pages d’une thèse nécessite de la créativité, de grandes capacités de synthèse, un vrai sens de la communication orale et de la mise en scène. C’est aussi l’occasion de rapprocher les chercheurs d’un public de non-spécialistes et ainsi démystifier un univers qui paraît encore trop souvent hermétique. Ces rencontres placent les projets scientifiques et les connaissances à la portée d'un public désireux de prendre part aux débats que la science soulève.
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