Mars au féminin à la Bpi
Des rencontres, un événement spécial, du cinéma documentaire, des mises à l’honneur d’autrices… À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, la Bpi propose une programmation résolument féminine pendant tout le mois de mars, dans ses espaces mais aussi chez ses partenaires hors les murs !

Femmes et argent : un pouvoir à soi !
5, 7 et 8 mars | Bpi et Cité de l’Économie
La Cité de l’Économie et la Bibliothèque publique d’information s’associent pour un week-end exceptionnel autour d’un même thème : les femmes et l’argent.
En 2026, pourquoi les femmes gagnent-elles toujours moins que les hommes, à compétences égales ? Pourquoi l’éducation financière reste-t-elle le parent pauvre de la socialisation des jeunes filles ? Pour répondre à ces questions, la Bpi et la Cité de l’Économie déploient une programmation riche et pluridisciplinaire : deux journées de réflexion et d’échanges proposent de croiser les regards pour comprendre comment l’histoire et la société ont façonné notre rapport au portefeuille.
Au programme : une analyse sans fard des inégalités et du futur du travail des femmes autour de tables rondes percutantes. Ces échanges seront portés par les récits de personnalités inspirantes, de l’héritage de Virginia Woolf à la toute nouvelle bande dessinée de Florence Dupré la Tour. La transmission sera enfin mise à l’honneur au travers des ateliers d’éducation financière et des activités collaboratives.
Entre débats, ateliers et rencontres : deux jours, à la Bpi et à la Cité de l’Économie, pour faire de l’argent un moteur d’émancipation, sous le marrainage de Rebecca Amsellem, , docteure en économie, fondatrice de la newsletter féministe et culturelle Les Glorieuses.
Conférence inaugurale à la Bpi le 5 mars à 19h
à la Cité de l’Économie le 7 mars toute la journée
à la Bpi le 8 mars toute la journée
Découvrez tout le programme de Femmes et argent : un pouvoir à soi !
Le pari de La marche des femmes
12 mars à l’Ircam
19h | Ircam, 1 place Igor Stravinsky | Salle Stravinsky
Gratuit sur inscription
Depuis septembre 2025, la Bpi et l’Ircam s’associent autour du cycle Le pari de l’oeuvre : l’acte de créer se présente comme un pari : pari sur la mémoire, sur l’avenir, sur la réception d’un geste qui, une fois accompli, échappe à son auteur. C’est aussi un défi lancé au temps, aux interprétations, aux contextes qui façonnent l’œuvre et la transforment. Comment une œuvre rencontre-t-elle ou bouleverse-t-elle son époque ? Pourquoi certaines œuvres du passé ont-elles toujours un écho si fort dans notre monde contemporain ?
Au mois de mars, c’est la bande dessinée La marche des femmes (Albin Michel, mars 2026), qui met à l’honneur l’historienne Michelle Perrot, qui sera analysée : avant elle, l’histoire de France était peuplée d’hommes ; grâce à ses travaux, les femmes du passé et du futur existent. D’Olympe de Gouges aux ouvrières des Halles, de Simone Veil aux couturières du Sentier, de Louise Michel aux maisons closes de Saint-Denis… La marche des femmes est une déambulation de Michelle Perrot et d’une jeune femme, qu’elle conduit dans les lieux de l’histoire du quotidien, des luttes et des pensées des femmes, prétexte aussi à confronter les idées.
Cinéma documentaire | Poétiques baltes – Estonie, Lettonie, Lituanie : réalisatrices lituaniennes et estoniennes à l’honneur
11, 13 et 14 mars au Forum des images
Tandis que le cycle Poétiques baltes – Estonie, Lettonie, Lituanie de la Cinémathèque du documentaire par la Bpi s’achève le 15 mars, les séances de mars mettent en lumière des pionnières du documentaire balte.
- Côté Lituanie le 11 mars :
“Premières femmes cinéastes en Lituanie” est le programme issu des plus récentes restaurations entreprises par Meno Avilys, la société de production qui promeut le cinéma lituanien. Il permet de rencontrer les pionnières lituaniennes, à l’époque de l’URSS et jusqu’au tout début des années 2000. Coordonné et éditorialisé par Lina Kaminskaitė Jančorienė, ce travail nous fait découvrir des regards originaux, des sujets singuliers et des formes cinématographiques variées et remarquables.
- Côté Estonie les 13 et 14 mars :
– “Leida Laius : les âges de la vie”, une séance consacrée à cette cinéaste majeure en Estonie a la particularité d’avoir œuvré dans le champ de la fiction, encore plus masculin, dès les années 1960, abordant des thèmes comme les rôles d’épouse et de mère, l’enfance, les relations familiales.
– ”Valeria Anderson : au turbin !” : un aperçu de la filmographie documentaire étoffée et remarquable de cette compatriote de Leida Laius, marquée par un style et un ton très incisifs.
Rencontre Recomposer le corps diffracté
Suzanne Duval et Hélène Laurain aux Rendez-vous d’Effractions
13 mars | Bibliothèque Benoîte Groult
Dans quelle langue raconter la grossesse, la fausse couche, l’avortement, la naissance ? Sur quel ton décrire les différents états d’esprit qui les accompagnent ? L’expérience de la maternité et les métamorphoses du corps féminin sont au coeur de deux textes récents qui cherchent à en capter toutes les nuances : Tambora d’Hélène Laurain (Verdier, 2025) et Vachette de Suzanne Duval (P.O.L., 2025).
Le premier tire son nom d’un volcan, dont l’éruption en 1815 préfigurait l’ampleur des dégâts provoqués par le dérèglement climatique actuel : menace d’un désastre qu’il faut parvenir à dire aux enfants d’aujourd’hui.
Le deuxième reprend la comparaison sexiste d’une femme enceinte avec une vache pour filer la métaphore, interroger notre part d’animalité et faire voler en éclats la maternité.
Rencontre animée par Raphaëlle Leyris, du Monde des livres
19h | Bibliothèque Benoîte Groult, 25 Rue du Commandant René Mouchotte, 75014 Paris
Et pendant tout le mois de mars…
Sur les réseaux sociaux, les bibliothécaires de “Tu vas voir ce que tu vas lire”, le compte de la Bpi consacré à la littérature, proposent comme chaque année “Mars au féminin”, des conseils de lecture mettant en lumière des autrices et/ou des romans “féminins”.
À retrouver chaque jour de mars sur Instagram et Facebook
Publié le 25/02/2026 - CC BY-SA 4.0