Bibliographie • Lutte contre les violences sexistes
Dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences sexistes, sexuelles et de genre du 25 novembre, la Bpi vous propose une sélection de ressources accompagnée d’une bibliographie.

En 1999, l’organisation des Nations Unies (ONU) a choisi le 25 novembre comme journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Cette date a été proposée en l’honneur de Patria, Minerva et María Teresa Mirabal, trois sœurs militantes politiques de la République dominicaine, mortes dans un accident de voiture commandité par le dirigeant du pays d’alors, Rafael Trujillo. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en avant les violences à l’encontre des femmes en indiquant que cette question est « un problème […] de santé publique et une violation des droits des femmes ».
Dans le passé, les femmes ont toujours eu à subir des violences sociales, psychologiques et physiques et encore aujourd’hui, malgré les avancées dans le domaine du droit, les journaux relatent des violences sexistes et sexuelles partout dans l’espace public, sur les lieux de travail et à la maison. Des études comme celles de la sociologue Marylène Lieber démontrent que le phénomène n’est pas sans conséquences psychiques pour les femmes. De plus, des impacts se manifestent aussi sur le plan matériel. Par exemple, elles peuvent aller jusqu’à renoncer à des emplois du soir, car se déplacer seules sur la voie publique tard la nuit peut être vécu comme un moment anxiogène et dangereux.
Dans le monde du travail, les agissements, harcèlements et agressions sexistes et sexuels sont de plus en plus relayés. Pour garantir un lieu de travail sécure pour les femmes, le Ministère du Travail a mis en place des dispositifs spécifiques. Le Ministère de la transformation publique, quant à lui, prend aussi en compte les violences familiales et intrafamiliales des employé·es.
Depuis le mouvement #MeToo, qui a débuté en 2007 et qui a pris de l’ampleur après le cas Wenstein en octobre 2017, les violences systémiques dans l’industrie du divertissement ne cessent d’être dénoncées. Cette année 2025 a été marquée par de nombreux accusations de violences récurrentes dans le milieu du monde du spectacle et notamment dans le secteur du cinéma. C’est pourquoi la Bpi propose une sélection de ressources particulièrement liées à cette thématique.
Ce focus sur le monde du spectacle ne doit pas faire oublier les violences faites aux femmes dans la sphère privée : d’autant moins signalées quand elles ont lieu au sein du couple, il est d’autant plus difficile de les cerner.
L’année dernière, le cas emblématique a été celui de Mme Gisèle Pelicot qui a accepté de témoigner lors du procès des viols dit « de Mazan » qu’elle a subis en brisant ainsi le silence sur tout ce dont elle a été victime, à son insu, pendant des années.
En 2025, on pourra citer la fin du procès de Cédric Jubillar condamné à trente ans de prison pour le meurtre de son épouse Delphine. Bien que le corps de la femme n’ait jamais été retrouvé, les juges ont pensé nécessaire d’infliger une peine exemplaire qui marque un nouveau départ concernant les féminicides conjugaux.
Toujours en 2025, la série documentaire « De rockstar à tueur : le cas Cantat », sur Netflix, a ravivé le souvenir d’un autre féminicide d’il y a vingt-deux ans : celui de Marie Trintignant perpétré par le chanteur du groupe Noir Désir avec qui elle était en couple. « Le cas Cantat » a été réexaminé, car, à l’époque, la justice et les médias ne parlaient pas de féminicide ni pour l’actrice, ni pour Krisztina Rády, précédemment mariée à Bertrand Cantat, qui s’était donné la mort le 10 janvier 2010.
Malgré tous les avancements dans le cadre législatif et dans la jurisprudence, les hommes violents bénéficient encore d’une forme d’impunité liée à l’histoire du droit et des relations dans le couple. Et pourtant, le code pénal est désormais clair sur les violences faites aux femmes, notamment en cas de décès de la victime, que la mort soit accidentelle ou pas.
Face à ces violences, il est important de ne pas baisser la garde et de rester toujours vigilantes et vigilants sur les droits des femmes.
Pour en savoir plus, retrouvez une sélection de ressources en Sciences sociales, au niveau 3 de la Bpi jusqu’au 31 décembre, ou bien consultez notre bibliographie en ligne !
Publié le 28/11/2025 - CC BY-SA 4.0