Femmes d'Aubervilliers / Monsieur contre madame, de Claudine Bories

Femmes d'Aubervilliers

En 1975, on célèbre pour la première fois “l’année de la femme”. Une occasion pour Claudine Bories de faire son premier film à la gloire des femmes d’Aubervilliers... Ouvrières, employées, coiffeuses, jeunes filles rencontrées dans la rue ou dans les squares... Ce film est un vidéogramme en noir et blanc, filmé à la sauvette, un peu sauvagement. C’est un “film des rues” comme on dit “chanson des rues”, réalisé avec une liberté et une gaieté pleines d’espoir.

Monsieur contre madame

"Madame" et "Monsieur" se sont aimés. Et puis, on ne sait comment, leur vie est devenue un enfer. Ils ont décidé de se séparer. "Je garde l'enfant, a-t-elle dit, il est à moi." "C'est le mien, a-t-il répliqué, je le veux..." Le recours à la loi s'est imposé. Un juge a délivré l'ordonnance provisoire qui les a envoyés ici, à "Aadef Médiation", un "lieu neutre" pour couples séparés au rez-de-chaussée d'une tour. Ici s'exercera le "droit de visite" légal à l'enfant. Quand Madame et Monsieur arrivent, ils sont perdus et ne parviennent même plus à se parler. Des médiateurs les accueillent. Avec eux, ils vont tenter de briser le mur d'incompréhension et de haine qui les sépare. "Madame" et "Monsieur", c'est ainsi que les médiateurs désignent les parents qui viennent à Aadef. Les noms de famille ne sont jamais prononcés.