50 ans de Gay Pride : les homosexuel.les, transgenres et queers en quête de mémoire ?


Entre le film 120 Battements par minutes de Robin Campillo, le spectacle Les Idoles de Christophe Honoré, ou encore les récents ouvrages d’Elisabeth Lebovici (Ce que le sida m’a fait) de Frédéric Martel (Global Gay, la longue marche des homosexuels) ou Sarah Schulman (La gentrification des esprits), on assiste actuellement à un intense travail de mémoire de la part de la communauté homosexuelle, transgenre et queer (LGBTQI+). Ce dossier se trouve encore amplifié par la délicate question des archives LGBTQI+, nettement revendiquées par certain(e)s, et critiquées par d’autres dans leur mise en oeuvre. 

50 ans après la révolte de Stonewall, ce bar gay de New York fermé par la police le 28 juin 1969 et qui est à l’origine de la première Gay Pride, ce nouveau « Débat au Centre » propose d'interroger ce moment mémoriel : que signifie-t-il ? Quels sont les points de jonction et de dissensions de ces diverses approches mémorielles ? Comment articuler le souvenir des luttes passées et les combats actuellement menés par le monde LGBTQI+ ? Et cette quête pourrait-elle être le symptôme inverse d’une éventuelle perte de mémoire au sein de la communauté gay, lesbienne, trans ou queer ? Enfin, quel rôle jouent ces mémoires au-delà du monde LGBTQI+, pour toucher et sensibiliser d’autres publics ? 

À la veille de la Marche des Fiertés, ce nouveau « Débat au Centre » proposé par la Bpi et le Centre Pompidou, en partenariat avec le fanzine (G)REVE, entend réunir autour de ce sujet historien.nes, artistes, militant.es et « mémorialistes » de la cause LGBTQI+.